Cette page a pour ambition de vous aider à y voir plus clair dans le choix des isolants.
Pour commencer, nous vous conseillons de lire cette page sur la physique du bâtiment, pour bien comprendre les notions évoqués sur cette page.
Un isolant c'est un matériaux qui emprisonne de l'air sec et immobile. Plus il y'a d'air sec , plus ça isole.
Il y'a donc 2 moyens d'avoir un isolant performant:
Avoir un matériaux très léger, avec une conductivité thermique (λ) très faible.
Mettre de l’épaisseur.
L’épaisseur, divisé par la conductivité thermique , donnant la Résistance thermique (R)
R = e / λ
C'est avec ce R qu'on va en général comparer différentes solutions d'isolation.
La plupart des fabricants d'isolant s’arrêteront à ce simple R qui les arrange bien.
C'est une mesure faire en laboratoire dans des conditions bien avantageuse pour les isolants industriels: une température autours de 20°C qui ne varie pas et un air sec. Et pas de fuite d'air.
Sauf que voila, la réalité d'une habitation c'est:
Des températures qui varie, dedans et dehors. Or le λ n'est pas le même en fonction de la température à laquelle on le mesure.
De l'humidité , qui varie elles aussi, de chaque côté de la parois.
Des parois pas toujours parfaitement étanche à l'air.
Un échange thermique qui s'inverse l'été, avec une nécessité de s'isoler de la chaleur. Alors que les isolants conventionnel ne sont pas conçus pour ça.
C'est ça la question qu(il faut vraiment poser.
Un bon isolant, c'est un isolant qui isole aussi bien du froid que la chaleur.
Et qui gère bien l'humidité, source d'inconfort et de dégradation des matériaux.
Pour empêcher une onde de chaleur de traverser un matériaux, il lui faut de la masse. C'est qui va créer un déphasage, qui doit durer entre 6h00 au minimum et 12h00 dans l'idéale.
Le temps nécessaire à ce que la température extérieur redescende avec le coucher du soleil.
Sauf que plus on met de la masse, moins on a d'air, donc plus le λ baisse, et la performance en hiver baisse.
Heureusement, il existe des isolants qui ont un bon compromis entre les deux.
Comparer par exemple 2 isolants:
Polystyrène: λ = 0.035 Masse = 10 kg/m3 Épaisseur pour 12 heure de déphasage = 94 cm.
Botte de paille: λ = 0.046 Masse = 100 kg/m3 Épaisseur pour 12 heure de déphasage = 30 cm.
La botte de paille a donc un Lambda 25% inférieur au polystyrène, pour une masse 10 fois supérieur. Et donc un déphasage plus de 3 fois supérieur.
C'est le cas de la plupart des isolants biosourcés, qui ont une densité supérieur au isolant minéraux et synthétiques, et un bien meilleur déphasage. Ils sont particulièrement adaptés au confort d'été. Tout en étant performant l'hiver, il demande juste un peu plus d'épaisseur, 20 à 30% environ.
L'humidité est très mauvaise pour la plupart des isolants, car dans la plupart des cas, elle diminue le Lambda.
Mais c'est très variables selon les isolants:
Les isolants synthétiques sont les seules dont les propriétés thermiques ne changent pas en présence d'humidité. Mais ils sont aussi complètement fermés à la diffusion de vapeur d'eau. Autrement dit, ils enferment l’humidité. Ils sont donc à proscrire en rénovation et en bâtiment bois. Et déconseillé dans tous les cas si vous souhaitez un bâtiment qui gère bien l'humidité.
Les laines minérales ne tolèrent pas la moindre présence d'humidité. Leur pouvoir isolant chute très rapidement, dés qu'il contiennent plus de 2% de leur masse en eau, donc trés vite vu qu'ils sont très légers. Raison pour laquelle on les enferme derrière un pare-vapeur complémentent étanche. C'est une catastrophe en rénovation, car les remontés capillaires dans le mur se trouve emprisonner avec.... la laine minérale! Donc la pouvoir isolant se dégrade, et la laine aussi finit par se dégrader.
Les isolants biosourcés s'en sortent mieux. Leurs pouvoir isolant ne commence à se dégrader qu'à partir de 20 à 30% de la leur masse en eau. Comme ils sont 5 à 10 fois plus lourds, cela veut dire qu'ils peuvent contenir jusqu'à 100 fois d'humidité. Un vrai atout pour réguler l'hygrométrie au travers de la parois.
Mais attention passé 20 à 30% d'humidité, l'isolant commence à se dégrader. Il faut donc accompagner la pose de ces isolant d'une bonne gestion de la migration de l'humidité au travers des parements intérieur et extérieur. Pour faire simple, on laisse bien la vapeur d'eau sortir côté extérieur du mur et on utilise des frein-vapeurs (voir des pare-vapeurs) côté intérieur. Il y'a un calcul de SD à faire, mais c'est assez simple.
Les isolants minces, sont ces isolants de quelques cm, qui emprisonnent de l'air entre des couches de plastiques et d'aluminium.
Selon les fabricants, ACTIS en particuliers, ces isolants affichent des lambda défiants les loi de la physique. Quelques cm de ces isolants serait équivalent à plusieurs dizaine de cm d'un isolant plus classique type laine de verre.
Évidement les artisans sont très fan de ces produits, car ils sont très rapides à poser. Étonnamment, sans pour autant que ça ne baisse le prix au m2!!
Alors qu'en penser?
Les mesures faites en condition réelle sont très clairs, ça ne fonctionne pas!!
C'est clairement une des plus grosse escroquerie dans le domaine de l'isolation. Et l'objet d'une bataille juridique entre 2 majors du bâtiment: Saint Gobain et ACTIS.
Pour comprendre ce feuilleton judiciaire entre major du bâtiment, nous vous conseillons la lecture de cet article.
Plus de vingt ans de feuilleton judiciaire Laines Minérales contre Isolants Minces
Bataille qu'ACTIS a gagner pour le moment à cause d'un vice de procédure, et ce malgré les tests montrant que ça ne fonctionne pas.
En fait pour que ce type d'isolant ait un peu d'effet, il faut:
Des lames d'air non ventilées. Ce qui est contre-indiqué pour le confort d'été.
Ne pas mettre de parement intérieur , pour que la partie réfléchissante joue son rôle de réflecteur des infra-rouges. Mais qui fait ça!!
Une étanchéité à l'air parfaite. Ce qui est rarement le cas, car ces isolants sont souvent posés à la va-vite.
Mais même comme ça , nous ne le dirons jamais assez, ce qui fait la performance d'une isolation, c'est d'abord son épaisseur.
Et pour le confort d'été, un isolant dense avec un bon déphasage.
Donc le contraire des isolants minces....
Il n'y a pas d'isolant idéal, comme pour tout le reste c'est un compromis.
Pour commencer , nous vous invitons à choisir un isolant le plus écologique possible, posez vous les questions suivantes:
Quelle proportion de matériaux biosourcés contient t-il? Attention, la plupart des laines isolantes contiennent 7 à 10% de matière synthétique pour assurer la cohésion de l'ensemble. Visez des matériaux avec 100% de biosourcé.
Est-il facilement recyclable ou biodégradable en fin de vie. C'est très liée au point précédent.
Est ce qu'il stocke du carbone? Faut-il beaucoup d’énergie pour le fabriquer. Attention, ces 2 points ne vont pas toujours de paire.
Utilise des ressources renouvelable et abondantes. Ce n'est pas le cas du liège par exemple. Sauf celui produit dans le Var qui est sous exploité.
Dégage t-il des produits nocifs? C'est le cas des isolant synthétiques.
Est-il produit localement?
Et ensuite vous pourrez vous poser les vrais questions techniques , comme celle évoquées plus haut.
Est ce que je dois plutôt isoler du froid ou du chaud? Ou les 2 à la fois.
Est ce que mon isolant doit résister à l'eau liquide?
Est ce que l'o=isolant doit laisser passer la vapeur d'eau? Et être capable de gérer un certain taux d’hygrométrie.
Mon isolant doit-il être support d'enduit?
L'isolant doit-il être léger ? Pour pouvoir le mettre dans un faux plafond.
L'isolant doit-il être assez dense pour éviter de servir de nid aux rongeur? C'est le cas si vous êtes en milieu rural et que vous avez une forte population de rongeurs à proximité.
Qui va poser l'isolant? Si l'isolant qui doit être posé par un artisans RGE pour avoir les aides de l'ANAH devra répondre à certaines normes.
Il existe un grand nombre d'isolants naturels et industriel, il serait difficile d'en faire la liste. Voici la liste des principaux isolants que nous recommandant sur nos chantier:
La paille: On l'utilise en priorité, car c'est elle qui cumule le plus d'avantages. 100% naturel, local, imbattable au niveau énergie et stockage du carbone. Performante été comme hiver. Support d'enduit. Régule très bien la vapeur-d'eau. Et très économique. Elle n'a qu'un inconvénient, elle demande un peu plus de main d’œuvre à la pose.
La ouate de cellulose: Quand on a besoin d'isolant en vrac et que l'on est limité en poids. C'est l'idéal.
Les laines végétales: Quand on doit poser un isolant en sous face, difficile de faire autrement. C'est de la laine de bois en général.
La fibre de bois: Quand on a besoin d'un isolant support d'enduit pas très épais, quelques cm seulement. Pour isoler les tableaux des fenêtre par exemple.
La chènevotte de chanvre: En mélange avec de la chaux, pour isoler des murs humide dans le bâti ancien par exemple.
Le liège: La ou l'isolant est en contact d'eau liquide , en bas de mur en général. On le remplace de plus en plus par du béton cellulaire.
Avec ces quelques isolants, on peut faire face à quasiment tous les cas de figure.